Les transports urbains
Différents modes de transports sont possibles pour se déplacer en ville. Des bus circulent de
nouveau à Douala, des taxis, des motos et des "clandos" sont les autres moyens de transport.
Les bus
Après la disparition de la SOTUC(société de transport urbain du Cameroun), il n'y avait plus de
transport en commun dans les villes. Depuis fin octobre 2001, des bus circulent de nouveau à Douala.
La nouvelle société s'appelle la SOCATUR(Société Camerounaise de Transport Urbain). Le ticket
qui coûte 125FCFA, permet de faire d'assez longues distances. Ces bus sont surtout empruntés par
les habitants des quartiers périphériques relativement éloignés pour gagner le centre de la ville.
Les taxis
De couleur jaune et le plus souvent de marque Toyota, ce sont pour la plupart des"occasions Belgique".
A savoir des voitures d'occasion importées de Belgique où existent visiblement d'importantes filières.
Les taxis sont très nombreux en ville, ils constituent même l'essentiel de la circulation urbaine.
Il y a plusieurs façons de prendre le taxi, à la course, au dépôt, mais le plus courant est de
prendre le taxi à la place ("au ramassage").
Pour prendre le taxi au ramassage, il faut se placer sur le bord de la chaussée et faire signe aux
taxis qui passent, ceux-ci ralentissent et au moment où ils passent à votre hauteur, il faut annoncer
l'endroit où l'on veut se rendre. En fait, il faut donner le point de repère le plus proche connu par
les taximens. Les points de repère sont des carrefours, des bâtiments remarquables, des sociétés ou des
lieux connus (ex: carrefour Agip, Shell NewBell, Centrale Voyage, Rond Point, Ancienne Poste,...).
Lorsque le point de repère donné se trouve sur le chemin ou a proximité du trajet que va faire le
taxi (cela dépend de l'endroit où les personnes qui sont déjà dans le taxi se rendent, du trajet
habituel de ce chauffeur,...), le chauffeur accepte la proposition et indique de monter par un signe
de la main, de la tête ou un coup de klaxon. Le trajet coûtera alors 150FCFA la journée, 175FCFA à
partir de 22 heures.
Si la distance est un peu longue, ou que l'endroit où l'on se rend est un peu inhabituel pour les
taxis qui passent où l'on se trouve, il faudra alors "proposer" c'est-à-dire proposer un prix plus élevé
pour la place en espérant que ce surplus engage le chauffeur à accepter. (ex: carrefour Anatole 200).
Les taxis ont en général des circuits plus ou moins réguliers sur lesquels ils savent qu'ils vont
trouver des clients pour remplir le véhicule. Si peu de gens se rendent d'un certain endroit à un autre,
il sera plus difficile de trouver un taxi. Il faudra alors soit attendre, soit proposer... Par exemple,
il est assez facile de trouver un taxi du quartier administratif vers le quartier commerçant, il sera
plus difficile d'en trouver un pour aller au Marché Central.
Lorsque les trajets sont plus longs, il faut parfois prendre deux taxis. Il y a à Douala une série
d'endroits où l'on change de taxi. Par exemple pour aller à Makepe, quartier résidentiel relativement
éloigné, il faut prendre un taxi jusqu'à "Ecole publique Deïdo" où l'on trouvera des taxis pour Makepe
et Bonamoussadi. Le trajet total coûtera alors 300FCFA. On peut se rendre n'importe où à Douala pour ce
tarif pour peu que l'on soit patient.
Une dernière chose, si le taxi est vide, il faut bien préciser que l'on veut la place et pas la
course (en fait c'est surtout nécessaire pour les étrangers) en disant par ex "Akwa Palace, une place"
ou "Carrefour Anatole, une place 200" si on propose...
Un des inconvénients du taxi au ramassage est qu'il risque de faire des détours pour déposer
d'autres passagers et qu'il n'empruntera pas nécessairement le trajet la plus court ou le plus rapide
sont but étant de ramasser le plus de clients possible sur un trajet...
Les motos-taxis
Stationnées à certains carrefours, les motos-taxis appelées "Bend skin" font plus ou moins les
mêmes trajets que les taxis pour un tarif de 100FCFA voire 150FCFA de plus en plus souvent (Juillet 2003). Elles se faufilent dans le trafic et sont
donc plus rapides mais pas moins dangereuses. Les accidents entre les motos et les taxis sont
fréquents et ce ne sont pas les passagers du taxi qui en souffrent le plus. Certaines artères
impraticables en voiture le sont pour les motos. Il est aussi possible de faire des trajets plus
longs moyennant un petit supplément.
Les "clandos"
Ce sont des véhicules, souvent de vieilles camionnettes qui tiennent à peine debout et qui ne sont
pas officiellement autorisées à effectuer du transport de personnes. Ils le font pourtant,
généralement sur les trajets du centre vers la périphérie qui nécessiteraient deux taxis.
Un rabatteur à l'arrière du véhicule annonce la destination et les gens s'entassent à l'intérieur.
Ils partent d'endroits précis mais rien n'empêche de les prendre en cours de route. Les tarifs varient
de 100 à 150 FCFA suivant la distance parcourue.
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